1

That talent show, Ladies first | Hana, J’veux être bonne…

Comme un gâteau au chocolat, comme un croissant plein de beurre

La gourmandise n’est plus un péché grâce à Hana. Cette jeune femme créative rend la cuisine fun et donnerait envie même aux plus récalcitrantes de se mettre aux fourneaux. Son blog culinaire, délicieusement atypique, donne vie aux ingrédients. Sur «J’veux être bonne», les planètes sont à croquer, les fruits et légumes dansent et même le chou-fleur devient appétissant… Promis ! Ce ne sont pas des salades. Hana privilégie la nourriture saine et propose des recettes aussi faciles à réaliser que bonnes à déguster. Cette fée qui fait bouger les aliments, nous invite dans l’univers coloré qu’elle a créé pour le plus grand bonheur de nos papilles et de nos yeux.

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
Je suis Hana, 34 ans déjà! Après avoir créé mon blog jveuxêtrebonne, mix de cuisine, carnets de voyages et de billets d’humeurs, j’ai aujourd’hui lancé mon propre studio de production Jveb studio, spécialisé en création de contenu en stop-motion.

Quand et comment a commencé ton aventure du blogging ?
J’ai commencé en 2010. Je devais m’ennuyer un peu à l’époque. J’ai commencé le blog sans trop savoir où il me mènerait. Juste pour le plaisir de partager mes expériences en cuisine, d’échanger avec une communauté de passionnés, et surtout c’était une très bonne excuse pour moi d’y développer mon attrait pour les couleurs, l’image et la vidéo.

«J’veux être Bonne» une appellation plutôt drôle pour un blog culinaire. Comment as-tu choisi ce nom ?
«J’veux être bonne comme un gâteau au chocolat, comme un croissant plein de beurre» Sans trop y penser, c’était surtout une façon d’aborder le thème de la cuisine sur un ton décalé et sans trop se prendre au sérieux.
L’idée du blog était de créer un univers autour d’une recette ou d’un produit, d’inviter au voyage et de faire sourire avec des animations en stop-motion. Jouer avec les couleurs reste un élément essentiel et j’essaie aussi de mettre en avant des recettes saines et simples avec des produits de saison et locaux.

Ton blog est plus qu’une simple galerie de photos puisque tu y fais littéralement bouger les choses.  Comment t’est venue l’idée d’intégrer le stop-motion à ton projet culinaire ?
Je voulais surtout trouver une façon fun de présenter mes recettes et donner envie à ceux qui les regardent de les reproduire. Au-delà de la recette de cuisine, c’est surtout un très bon moyen pour raconter une histoire, jouer avec les textures, les couleurs, les rythmes… Et mettre le tout en musique avec aux platines mon acolyte Cédric Bra.
Cuisine-tu souvent dans ta vie quotidienne ?
Beaucoup moins depuis que j’ai lancé mon studio, ce qui me désole complètement… Monter sa boîte demande beaucoup d’investissement personnel, et quand on rentre tard après une grosse journée de travail, c’est toujours compliqué de trouver l’énergie pour se remettre aux fourneaux.
Mais je n’ai pas dit mon dernier mot là-dessus, j’apprends à m’organiser, et commence à programmer mes repas en préparant tout le dimanche pour la semaine. Je pense d’ailleurs partager tout ça sur mon blog très prochainement, car c’est une vraie problématique pour les personnes aux semaines chargées et qui ne veulent pas céder aux plats préparés ou la junk food.

Quelles ont été tes influences ou tes inspirations pour ce projet ?
Je m’inspire de pas mal de choses différentes pour pouvoir créer de nouvelles recettes. Ça peut me venir après avoir testé un super restaurant, bouquiné des livres de cuisine, ou d’autres blogs inspirants… Mais mon point de départ vient toujours des produits eux-mêmes : ceux que je cultive dans mon jardin, et plus largement ceux qu’on trouve en abondance lorsqu’ils sont de saison.

Quel est l’impact de tes origines algériennes sur ton blog culinaire ?
Ça a forcément un fort impact sur moi. Mes meilleurs souvenirs culinaires sont liés à la cuisine familiale et tout particulièrement celle de mes tantes et de ma grand-mère. Une fois rentrés en France, c’est ma mère qui a continué de nous transmettre ces recettes. C’est une cuisine généreuse, et de partage, et même si mon blog n’est pas axé sur la cuisine algérienne, j’y partage régulièrement mes plats coup de cœur comme le tajine artichaut petits pois, la rechta, les ma3kouda, ou encore le couscous aux fèves!

Lors d’une interview, tu as confié que tu étais architecte de formation. Comment t’es tu orienté vers la photographie ? Et pourquoi avoir choisi le domaine culinaire ?
La photographie et la vidéo ont toujours été des passions pour moi depuis toute petite.  Bien manger aussi!
Je ne pensais pas en faire mon métier, jusqu’à ce que des grandes marques découvrent mon blog, et me demandent de créer du contenu pour leurs campagnes. Je n’ai pas hésité longtemps avant de m’y consacrer entièrement, et laisser de côté l’architecture.
Aujourd’hui, je suis contente d’avoir pu créer mon propre métier qui regroupe toutes mes passions, et encore plus de savoir que mon activité crée carrément des emplois!
Nous sommes aujourd’hui une petite équipe qui réalise une centaine de courtes vidéos par an.

Que veux-tu apporter à la blogosphère grâce à ton blog ?
Je ne me suis franchement jamais posée la question, même si j’espère qu’il saura apporter une bouffée d’air et inspiration à d’autres.

Le fruit que tu préfères et celui que tu aimes le moins ?
J’aime beaucoup la grenade. Son petit goût acidulé, son croquant, sa couleur rouge foncée, ses grains que l’on décortique un à un, qui nous enseignent la patience.
Mais pas de fruits dans ma blacklist! Je les aime tous comme ils sont.  Cela dit j’aime beaucoup moins ceux du supermarché. Ceux qui n’ont pas eu le temps de se gorger de soleil et d’atteindre leur maturité, ceux qui n’ont aucune saveur et qui cumulent les traitements aux pesticides.

Le légume que tu préfères et celui que tu aimes le moins ?
L’Artichaut! Sûrement pour les mêmes raisons que la grenade. Son petit goût sucré, ses feuilles qu’on savoure une à une et son cœur si délicat!
J’ai beau chercher mais je ne pense pas avoir de légumes dans ma blacklist. Ça n’a pas toujours été le cas. Petite j’avais en horreur le chou-fleur par exemple.  Je faisais des cauchemars de gratin de chou-fleur béchamel, et rien que l’odeur me retournait l’estomac. J’ai appris beaucoup plus tard à l’apprécier, comme par exemple en soupe, au curry et au lait de coco, qui est juste une des soupes que je préfère le plus au monde aujourd’hui.

As-tu des conseils pour celles qui sont fâchées avec la cuisine ?
De trouver un compagnon qui saura leur cuisiner de bons petits plats! Et pourquoi ça ne marcherait pas aussi comme ça ? ;)

Quels sont tes projets futurs ? Tes envies ?
Les projets et envies ne manquent pas, il va falloir juste le temps et l’énergie ! Mais un de mes grands projets à moyen terme serait d’emménager mon studio à la ferme pour retrouver une vie plus harmonieuse (et arrêter de perdre du temps dans les transports!).  On aimerait pourvoir y créer un vrai lieu d’échange et de création, avec notamment des espaces de co-working, et de jardin partagé…
Le retour à la campagne j’y crois à fond,  rien de plus important que de se reconnecter à la nature pour recharger ses batteries et surtout redonner un sens aux choses.

Est-ce qu’il t’arrive de craquer parfois pour un chawarma bien gras ?
Oui! Beaucoup trop souvent même, sinon la vie serait moins drôle!
Quel sont tes loisirs favoris ?
Tout ce qui peut faire bouger mes dix doigts! J’ai une passion sans limite pour le jardinage comme vous avez pu le comprendre : que ce soit avec mon potager, ou avec ma collection de cactus.
J’adore bricoler des objets, customiser des vieux meubles, même si encore une fois les journées ne sont pas assez longues pour pouvoir faire tout ce que j’aimerais!

Sur quels réseaux peut-on vous suivre ?
Principalement sur Instagram @jveuxetrebonne



Commentaires

Commentaires